Sur Useris, le monde originel et primordial, apparurent dix immortels : des hommes et des femmes aux pouvoirs divins, octroyés par leur créateur Usros. Ce monde infini abritait alors d'innombrables paysages, allant des grandes forêts verdoyantes respirant le calme et la sérénité, aux paisibles grottes maculées de glace, jusqu'aux immenses plaines s'étendant sur des milliers de kilomètres. Mais, comme vous le savez, il y a toujours un fruit qui finit par pourrir dans la corbeille, et ici, c'est un Valinar qui finit par se corrompre.
Talkor, le plus puissant des Valinars et frère d'Otar, s'isolait de plus en plus fréquemment. Il établit domicile au cœur d'une montagne, qu'il s'empressa de creuser et de fortifier afin d'y ériger un imprenable bastion. Les années passèrent, et la faune se développa tout autant que la flore. Pendant que les autres Valinars imaginaient des créatures fabuleuses, façonnaient des arbres fruitiers et des cascades d'eau claire, Talkor, lui, creusait toujours plus profondément. C'est dans les abysses de sa montagne qu'il finit par trouver son plus fidèle allié : un Targog, un démon ailé maniant une épée nimbée de flammes et de lave. Usros, le créateur, avait sûrement enseveli cette bête sous la terre pour qu'elle ne soit jamais découverte, témoignage probable d'une erreur lors de la genèse du monde. Peu importe sa véritable nature, Talkor mit la main dessus, bien décidé à l'utiliser pour ses propres desseins.
Le temps faisant son œuvre, Otar, sans nouvelles de son frère, décida de partir à sa recherche. Il n'eut aucun mal à localiser sa forteresse, encastrée dans la roche, que Talkor avait baptisée Anglond. La terre environnante était morte et cendrée, comme si la faucheuse elle-même avait asséché toute vie sur un large rayon. Le ciel était lourdement chargé de nuages noirs, et une brume épaisse réduisait souvent la visibilité à néant. S'aventurant à l'intérieur, Otar arpenta de longs et lugubres couloirs entrelacés, semblables à un véritable labyrinthe. Il déboucha enfin dans la salle du trône et, apercevant Talkor au loin, s'adressa à lui :
En effet, avant de s'exiler, Talkor était le seul Valinar à ignorer sa fonction en ce monde. C'est d'ailleurs ce qui l'avait poussé à partir, consumé par la jalousie et l'envie face à la réussite de ses pairs. Toujours de dos, il répondit :
Un lourd silence s'installa. Talkor resta de marbre, immobile et muet. Les minutes passèrent sans qu'Otar ne comprenne ce qui se tramait, seul le sifflement lugubre du vent emplissant la salle. Soudain, Talkor se retourna. Otar put alors voir ce que les ténèbres avaient fait de lui. Aucun mot ne saurait décrire la stupéfaction du dieu de la lumière.
Otar fut brutalement interrompu : Talkor s'était volatilisé. Abasourdi, Otar fit demi-tour pour le chercher, mais son frère l'attendait déjà dans son dos. L'empoignant violemment à la gorge, Talkor le souleva du sol en resserrant son étreinte. Pris de panique, Otar ne s'attendait pas à une telle puissance de la part d'un être reclus depuis des siècles. Il parvint in extremis à se dégager, mais fut immédiatement frappé par une onde d'ombre qui le projeta hors de la forteresse. Otar se releva péniblement, tandis que Talkor, immobile sur le pas de la porte, le fixait silencieusement au loin.
Talkor tendit brusquement le bras et ferma le poing. Un violent halo noir percuta le sol, faisant trembler Useris tout entière. Après l'impact, le calme sembla revenir, à l'exception d'un liquide incandescent qui suintait sous les pieds d'Otar. Ne s'en formalisant pas, le dieu de la lumière s'avança, fermement décidé à en découdre. Mais les secousses reprirent de plus belle, déchirant le sol pour laisser jaillir des geysers de lave brûlante vomis par les entrailles du monde. Bientôt, des hurlements effroyables résonnèrent à des lieues à la ronde : une armée grouillante d'abominations bipèdes émergea des failles, encerclant Otar. Mille, dix mille, cent mille... la horde ne cessait de croître. Submergé, Otar libéra un éclat de lumière aveuglant et s'y engouffra pour se téléporter vers les terres sûres des Valinars.
Les prémices de la guerre d'Useris étaient ainsi amorcés. Il n'y avait plus de retour en arrière possible : le plan de Talkor était enfin en marche...
Rescapé de ce cauchemar, Otar convoqua d'urgence le conseil des Valinars. Il leur relata en détail l'horreur qu'il avait découverte aux abords d'Anglond. Ses homologues se montrèrent divisés : certains voulaient prendre les armes immédiatement, d'autres, sceptiques, pensaient qu'Otar dramatisait la disparition de son frère pour justifier une expédition visant à le ramener. Se sentant incompris, le dieu de la lumière arracha rageusement son plastron et le claqua sur la table en s'exclamant :
Le doute persistait parmi les Valinars, jusqu'à ce qu'Uris, le fils de Talkor, prenne la parole.
Les Valinars attendirent une réponse d'Otar, mais celui-ci resta muet. Abasourdi par l'intervention d'Uris, il baissa les yeux, tandis que l'assemblée se dispersait, laissant les avertissements du roi lettre morte. En partant, Uldum posa une main réconfortante sur son épaule et lui murmura qu'il n'était pas le seul à le croire. Un bref sourire illumina le visage d'Otar.
Quelques jours s'écoulèrent, le spectre de cette révélation hantant les esprits de tous les Valinars. Emir, Azreus et Thirasil s'étaient retirés dans la paisible contrée des lacs de cristal. Alors qu'ils débattaient des récents événements, Emir souleva un détail crucial :
Ils acquiescèrent en silence, mais furent rapidement rejoints par Uldum, qui écoutait leur conversation à la dérobée.
Sans formuler d'opposition, le groupe se mit en route. Après un long voyage, ils pénétrèrent enfin dans les terres dévastées décrites par leur roi. Aux abords du domaine de Talkor, des hurlements stridents déchirèrent les cieux. Pour ne pas être repérés, ils se tapirent derrière des amas rocailleux et scrutèrent les nuages. Au-dessus d'eux planaient de gigantesques créatures cracheuses de feu, des prédateurs que les légendes nommeraient plus tard « Dragons ». Cinq d'entre eux patrouillaient, dont un d'une taille proprement effroyable. Avançant furtivement, les Valinars traversèrent les vestiges calcinés : forêts embrasées, rivières de magma en fusion et cavernes grouillantes d'abominations. Lorsqu'ils aperçurent la forteresse, la stupeur les frappa. Anglond n'était plus creusée dans la montagne : elle était la montagne. La roche entière avait été sculptée pour former le plus imprenable des bastions de guerre.
Ayant vu tout cela, ils décidèrent qu'il était temps de rebrousser chemin pour prévenir le Conseil. Mais leur destin était déjà scellé. Rotog, l'un des lieutenants de Talkor, apparut soudain, flanqué d'une dizaine de traqueurs. Mesurant près de deux mètres de haut, la créature engoncée dans une lourde armure s'avança calmement vers eux et prit la parole.
Bien que méfiant, le quatuor suivit la sombre escorte en direction du bastion. Arrivés aux portes d'Anglond, les traqueurs se dispersèrent, laissant les quatre Valinars pénétrer seuls dans les entrailles de la forteresse. Ils furent escortés jusqu'à la monumentale salle du trône. Talkor y siégeait fièrement, entouré de tous ses généraux disposés en arc de cercle. Rotog prit sa place parmi eux, laissant les captifs affronter le regard pesant de leur hôte.
Talkor brisa le silence pesant :
D'un geste lent de la main, Talkor ordonna à ses généraux de quitter la pièce. Une fois seul avec ses anciens pairs, il reprit d'une voix grave :
Terrifié par l'abomination qu'était devenu son pair, Uldum tenta de fuir vers la sortie. Mais d'épaisses volutes d'ombre jaillirent du sol, s'enroulant autour de ses membres pour le clouer violemment au mur, juste au-dessus du trône d'obsidienne.
Emir, Azreus et Thirasil dégainèrent instinctivement leurs armes. D'un simple geste de la main, Talkor généra un champ de gravité si puissant que les lames furent arrachées de leurs mains et clouées au sol. Une violente onde de choc balaya ensuite les trois Valinars, les expulsant violemment hors du palais, là où l'interminable armée des ombres les attendait de pied ferme.
Il relâcha les trois Valinars, épuisés et tétanisés par l'écrasante pression maléfique d'Anglond. Talkor les laissa délibérément fuir pour qu'ils portent son message : L'Abandonné viendra s'emparer de ce qui lui revient de droit, et pulvérisera quiconque osera s'opposer à lui.
Une fois de retour au palais divin, exténuée par ce long calvaire, Emir s'effondra presque dans les bras de Fonos en balbutiant :
Emir sombra dans l'inconscience et ne se réveilla que de longues heures plus tard, entourée d'Azreus, Thirasil et Fonos. Nul ne sut exactement ce qui fut échangé à son réveil, mais la fureur de Fonos fut telle qu'il exigea la convocation immédiate d'un Conseil de Guerre exceptionnel. Seuls sept Valinars y siégèrent. Les absents étaient Talkor, le captif Uldum, et Uris. Ce dernier avait mystérieusement disparu, laissant supposer que son propre père l'avait enlevé. Face à l'imminence du cataclysme, le Conseil octroya à Otar les pleins pouvoirs, le couronnant Roi et Général suprême des armées de la Lumière. Sans attendre, Otar ordonna à Azzarul de forger des armes divines, des engins de siège titanesques, et de modeler de fiers guerriers pour se préparer à la bataille du siècle.
Les semaines défilèrent, et l'alliance armée d'Otar prit forme. Les bataillons étaient composés d'Humains, façonnés par Otar ; d'Elfes, érigés par Xyldir ; et de Nains, forgés par Azzarul. Cette immense coalition n'avait qu'un seul objectif : annihiler les forces d'Anglond et châtier Talkor pour ses innommables crimes. Les préparatifs étaient colossaux. Otar lui-même entraînait les soldats jour et nuit pour forger une discipline d'acier, tandis que les Nains faisaient cracher le feu de leurs forges sans interruption, produisant des milliers d'armures, d'épées et de béliers.
À la veille de la grande marche, les Valinars étaient prêts à fondre sur les ténèbres. Les immenses engins de siège étaient alignés, attendant les lueurs de l'aube. Alors que le Roi Otar présidait l'ultime conseil de guerre, un épais nuage de miasmes noirs fusa dans les cieux pour s'abattre violemment sur le dôme de cristal du palais. Dans un fracas assourdissant, le vitrail vola en éclats, laissant atterrir une forme corrompue au centre de la salle.
L'émissaire des ombres partit d'un rire si caverneux qu'il fit trembler les murs. Aussitôt, des hurlements d'agonie résonnèrent depuis la cour extérieure. Précipitamment, les Valinars coururent aux balcons et découvrirent, effarés, que la guerre ne se ferait pas à Anglond : Talkor avait ordonné l'assaut du Palais Divin.
L'ombre infiltrée dans le palais dégaina une lourde épée crantée pour engager le combat, mais fut instantanément pulvérisée par un sortilège foudroyant de Fonos. À l'extérieur, le massacre avait commencé. Des vagues de créatures ténébreuses s'abattaient sur les campements militaires. Le sang des Humains, des Nains et des Elfes rougissait déjà les pavés sacrés. L'Alliance de la Lumière, prise totalement au dépourvu par la rapidité foudroyante de l'attaque, vacillait sous les premiers assauts.
Bientôt, les véritables monstruosités d'Anglond entrèrent dans la mêlée. Varug, le plus titanesque des Targogs et premier disciple de Talkor, fendait les rangs mortels avec une férocité inouïe. Armé d'une gigantesque hache incandescente de plus de deux mètres, il massacrait des escouades entières, jalousement escorté par ses quatre frères démoniaques.
L'hécatombe fut de courte durée : les Valinars descendirent dans l'arène. Leur magie pure et leurs prouesses martiales équilibrèrent instantanément les forces. Alors que le sol tremblait sous les chocs de milliers d'armes, un duel mythique s'engagea dans les cieux entre Fonos, maître des arcanes, et Glauwaung, le colossal dragon noir.
Malgré son évidente supériorité physique, la bête fut rapidement clouée au sol par les chaînes arcaniques tissées par Fonos. Poussé dans ses retranchements, Glauwaung libéra un effroyable torrent de flammes, forçant le dieu à rompre son incantation pour se protéger. Profitant de cette faille, le dragon s'arracha du sol d'un coup d'ailes surpuissant, balayant amis comme ennemis dans une bourrasque infernale, avant de fuir piteusement vers Anglond. Pendant ce temps, Azreus et Thirasil coordonnaient l'artillerie naine, pilonnant les rangs des ombres à coups de balistes et de trébuchets.
Au cœur du charnier, Talkor et Otar finirent par se trouver. Le choc initial de leurs lames divines créa une onde de force d'une telle violence qu'elle projeta tous les combattants à des dizaines de mètres à la ronde. Les deux frères s'affrontèrent avec une rage indescriptible. Mais la perfidie frappa au moment fatidique : surgissant des ombres, Uris, rallié à son père, poignarda lâchement Otar dans l'abdomen. Jubilant, Talkor s'avança nonchalamment pour achever son frère terrassé. Savourant sa victoire imminente, il leva son arme... mais la détermination d'Otar allait faire basculer le destin de ce monde.
Se relevant héroïquement, Otar tendit les bras vers les cieux, s'érigeant comme un paratonnerre absorbant l'intégralité de la lumière divine. Stupéfait et aveuglé, Talkor n'eut pas le temps de réagir. Otar projeta un faisceau de lumière d'une puissance inouïe sur son frère, l'obligeant à ployer le genou. Dans un dernier effort surhumain, Otar frappa le sol ensanglanté : une vague d'énergie purificatrice parcourut le champ de bataille, refermant les blessures et ressuscitant instantanément les bataillons de la Lumière. Face à une armée immortelle et transcendée, Talkor dut hurler l'ordre de retraite. Montant à la hâte sur un dragon rescapé, le Seigneur des Ténèbres s'enfuit vers Anglond.
Ragaillardis par ce miracle, les Valinars et leurs troupes se regroupèrent. Le Roi Otar pointa son épée incandescente vers la forteresse maudite :
Galvanisées, les troupes entonnèrent un rugissement assourdissant. Poussées par la grâce divine, les armées convergèrent irrésistiblement vers Anglond. Aux portes de la cité de roche, Emir déchaîna une tempête cataclysmique pour aveugler les défenses adverses. Profitant du chaos, Fonos pulvérisa la titanesque porte de la forteresse, permettant au Roi et à son escorte de s'y engouffrer, pendant que le gros des troupes contenait l'armée des Ombres à l'extérieur.
En pénétrant dans la lugubre salle du trône, le Conseil des Valinars se figea. Talkor siégeait fièrement, juste en dessous d'un Uldum méconnaissable, horriblement torturé et mutilé.
Emportés par une rage vengeresse face aux sanglots de leur frère, Fonos et Xyldir se ruèrent sur Talkor. Usant des pouvoirs conférés par son temple impie, le traître maîtrisa aisément les deux Valinars et les enchaîna sauvagement aux côtés d'Uldum. Voyant le piège, Otar ordonna formellement au reste du Conseil de quitter la salle pour soutenir les troupes au-dehors. Le Roi des Dieux resta seul, jaugeant froidement l'arène macabre.
Otar avait immédiatement perçu la présence furtive d'Uris, tapi dans l'ombre, espérant poignarder de nouveau son oncle dans le dos. Feignant l'inattention, Otar fit un pas en avant. Au moment précis où Uris s'élançait, le Roi pivota avec une vitesse foudroyante et lui planta son épée dans la cuisse, neutralisant le lâche assassin d'un seul coup.
Par de multiples passages secrets, des renforts par dizaines de milliers jaillissaient des tréfonds d'Anglond, menaçant d'engloutir définitivement l'Alliance de la Lumière. Les armées d'Otar allaient bientôt céder. Otar en était conscient, mais Talkor ignorait la détermination implacable de son propre sang.
Rongé par les remords et refusant de voir périr son oncle, Uris rassembla ses ultimes forces et planta vicieusement sa dague dans le mollet de Talkor. Foudroyé par la douleur et la trahison de son fils, le Seigneur des Ténèbres s'effondra. Otar utilisa l'infime lueur divine qu'il lui restait pour libérer Fonos, Xyldir et Uldum de leurs chaînes impies. Unis, les Valinars incantèrent un puissant rituel de bannissement, tissant d'indestructibles chaînes de lumière autour de Talkor, qui se débattait en vain. Dès que le dernier sceau fut posé, l'armée des Ombres tomba en poussière, dépourvue de la volonté de son maître. Seuls les commandants Targogs survécurent, enchaînés dans les abysses pour l'éternité aux côtés de Talkor.
L'affrontement terminé, Uris se traîna aux pieds d'Otar, le suppliant, en larmes, d'accorder sa clémence en vertu de son aide décisive. Le Conseil Divin fut dressé au cœur même du trône déchu pour prononcer la sentence historique.
Sous la plume vacillante d'Uldum, le châtiment fut gravé dans le Livre des Sacrements. Le corps d'Uris et de ses fidèles soldats se distordirent pour prendre les traits effrayants des premiers Orcs. La guerre achevée, les Valinars retournèrent à la reconstruction de leur monde. Pour épargner à leurs créations le fardeau traumatique de ce cataclysme, le Conseil effaça les souvenirs des mortels et les plongea dans un sommeil magique. La violence inouïe des magies employées lors du conflit fractura le monde originel. Pour s'isoler des ténèbres, les Valinars séparèrent Useris en plusieurs plans. Ils créèrent le Plan Céleste, un domaine purement spirituel abritant leurs Terres Divines, loin au-dessus des mortels. Ce qu'il restait du monde matériel, incluant la forteresse corrompue d'Anglond, fut scellé dans les tréfonds terrestres. À la surface de ce nouveau monde matériel, remodelé par la magie, ils forgèrent un gigantesque continent vierge. Ils nommèrent cette nouvelle planète et son continent principal Aerendir, signifiant "Rédemption", en mémoire du sacrifice rédempteur d'Uris.
Quelques siècles plus tard, lorsque les terres d'Aerendir furent prêtes, les mortels endormis y furent envoyés via un transfert magique colossal, héritant de ce monde vierge en récompense de leur loyauté. Cependant, ce transfert des masses ne fut pas sans conséquence : une erreur magique de manipulation altéra une partie des Nains, donnant naissance accidentellement aux Gnomes, êtres plus frêles mais dotés d'une intelligence prodigieuse. Amusés et portés par un élan créatif renouvelé, les Valinars imaginèrent alors volontairement de nouvelles races fantastiques pour peupler ce paradis aux côtés des premiers : les féroces Mindiaes, les mystérieux Changepeaux et les redoutables Hommes-bêtes. Une nouvelle ère de prospérité, vierge de toute noirceur, venait de s'ouvrir sur Aerendir...